
Le glaucome est une maladie chronique de l’œil qui touche le nerf optique, structure essentielle pour transmettre les informations visuelles de l’œil vers le cerveau. Il évolue souvent lentement et silencieusement, ce qui explique l’importance d’un dépistage régulier, en particulier après 40 ans ou en présence de facteurs de risque.
À Angresse, le Dr Charles-Henry REMIGNON, ophtalmologue, reçoit les patients pour le dépistage, le diagnostic et le suivi du glaucome.
Une consultation ophtalmologique permet de mesurer la pression intraoculaire, d’examiner le nerf optique et, si nécessaire, de réaliser des examens complémentaires pour évaluer le champ visuel.
Qu’est-ce que le glaucome ?
Le glaucome correspond à une atteinte progressive du nerf optique. Il est souvent associé à une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil, appelée pression intraoculaire, mais il peut aussi exister avec une pression considérée comme normale.
Lorsque le nerf optique est abîmé, le champ visuel se réduit progressivement. La vision périphérique est généralement touchée en premier, tandis que la vision centrale peut rester longtemps conservée. C’est pourquoi une personne atteinte de glaucome peut ne ressentir aucun symptôme au début de la maladie.
Quels sont les différents types de glaucome ?
Il existe plusieurs formes de glaucome.
Le glaucome chronique à angle ouvert est la forme la plus fréquente. Il évolue lentement, sans douleur et sans signe évident pendant de nombreuses années. Le patient peut donc ignorer qu’il est atteint jusqu’à un stade avancé.
Le glaucome aigu par fermeture de l’angle est plus rare, mais il constitue une urgence ophtalmologique. Il peut provoquer une douleur oculaire intense, une baisse brutale de la vision, des halos autour des lumières, un œil rouge, des nausées ou des vomissements.
Il existe aussi des glaucomes secondaires, liés à une autre pathologie oculaire, à un traumatisme, à une inflammation, à certains traitements ou à d’autres facteurs médicaux.
Quels sont les symptômes du glaucome ?
Dans sa forme chronique, le glaucome est souvent silencieux. Il ne provoque généralement ni douleur ni rougeur au début. La baisse du champ visuel est progressive et peut passer inaperçue, car le cerveau compense longtemps les zones moins bien perçues.
À un stade plus avancé, le patient peut ressentir :
- une gêne dans la vision périphérique ;
- des difficultés à se déplacer dans un environnement encombré ;
- une impression de vision rétrécie ;
- des difficultés à repérer les obstacles sur les côtés ;
- une baisse de vision lorsque la maladie est évoluée.
En cas de douleur brutale, œil rouge, baisse rapide de vision ou halos lumineux, il faut consulter en urgence.
Quels sont les facteurs de risque du glaucome ?
Le glaucome peut toucher tout le monde, mais certains facteurs augmentent le risque :
- l’âge, surtout après 40 ans ;
- les antécédents familiaux de glaucome ;
- une pression intraoculaire élevée ;
- une forte myopie ;
- certaines origines ethniques ;
- le diabète ou certains facteurs vasculaires ;
- des antécédents de traumatisme oculaire ;
- la prise prolongée de corticoïdes, notamment sous certaines formes ;
- certaines anomalies anatomiques de l’œil.
La présence d’un ou plusieurs facteurs de risque ne signifie pas que le patient développera nécessairement un glaucome, mais elle justifie une surveillance ophtalmologique adaptée.
Pourquoi le dépistage du glaucome est-il important ?
Le glaucome peut entraîner une perte de vision irréversible lorsque le nerf optique est atteint. Les dommages déjà installés ne peuvent généralement pas être récupérés. En revanche, un diagnostic précoce permet de mettre en place un suivi et un traitement destinés à ralentir ou stabiliser l’évolution.
Le dépistage est d’autant plus important que la maladie peut évoluer sans symptôme pendant longtemps. Une consultation régulière permet de repérer une pression intraoculaire élevée, une modification du nerf optique ou une anomalie du champ visuel avant l’apparition d’une gêne importante.
FAQ sur le glaucome
Le glaucome fait-il mal ?
Le glaucome chronique, qui est la forme la plus fréquente, ne fait généralement pas mal au début. Il évolue souvent sans symptôme. En revanche, le glaucome aigu peut provoquer une douleur intense et nécessite une consultation en urgence.
À quel âge faut-il se faire dépister du glaucome ?
Un contrôle ophtalmologique est souvent conseillé à partir de 40 ans, surtout en cas d’antécédents familiaux, de forte myopie, de pression intraoculaire élevée ou d’autres facteurs de risque. L’ophtalmologue adapte la fréquence du suivi à chaque patient.
Le glaucome rend-il aveugle ?
Sans dépistage ni traitement, le glaucome peut entraîner une perte de vision importante et irréversible. Avec un suivi régulier et un traitement adapté, il est souvent possible de ralentir ou de stabiliser son évolution.